Des haies au service de la biodiversité...et de la culture raisonnée.

08/04/2013

Jadis, les haies, constituées de noisetiers, de rejets de sorbiers ou de buissons d'aubépines, avaient pour fonction de délimiter les parcelles.

Avec l'invention du grillage, aux premières années du XXè siècle, puis avec le remembrement dans les années 60, on a considéré ces vieilles haies comme obsolètes, voire gênantes pour le passage des machines.

C'est alors seulement qu'est apparue -trop tard !- leur formidable utilité écologique : les haies constituaient un facteur essentiel dans la préservation de la biodiversité. Les oiseaux y nichaient, mais aussi toutes sortes de gibiers.

Puis on s'est rendu compte que les conséquences néfastes étaient plus graves encore, car les haies sauvages abritaient un irremplaçable vivier d'insectes. Près des vignobles, leur abondance et leur diversité créaient une régulation naturelle, évitant aux parasites de la vigne de proliférer. Rétablir les haies permettrait donc aux vignerons de limiter les insecticides.

Toujours en pointe lorsqu'il s'agit d'atteindre un objectif écologique, les Vignerons de Buzet, avec l'aide du Conseil général, se sont lancés dans une expérience qui est menée sur le vignoble de Gueyze : la reconstitution d'un réseau de haies ( 750m en 2013, et autant en 2014).

Disposées de façon à créer des corridors qui feront pénétrer la forêt et son cortège d'insectes à travers le vignoble, elles devraient être efficientes dans un délai de cinq ans.